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# Posté le dimanche 24 décembre 2006 14:01

Modifié le dimanche 24 décembre 2006 14:14

BAYE NIASS

BAYE NIASS
naissance de El Hadji Ibrahima NIASS. Le samedi 12 août 2006, la communauté musulmane dans son ensemble va célébrer cet anniversaire à travers un grand rassemblement qui aura lieu à TAIBA NIASSENE, lieu où il naquit en 1900 de l'ère chrétienne.

Cet homme multidimensionnel aura marqué l'humanité toute entière à travers une influence religieuse qu'aucune autre personne n'a eu depuis lors. A travers le monde, ses talibés, par milliers vont affluer vers la cité religieuse de TAIBA pour communier ensemble. Nous profitons de cette occasion pour visiter une partie de son œuvre gigantesque afin de permettre aux générations présentes et futures de mieux connaître cet illustre personnage.

Mais Sidi Barham ou Baye NIASS, comme aimaient l'appeler ses amis du monde entier mérite t-il toute la dévotion que lui vouent encore ses talibés ? Oui ! Car rares sont les hommes de Dieu qui ont pu réunir autant de « baraka » durant leur cursus spirituel : connaissances théosophiques remarquées, très vaste culture didactique, esprit de méthode, d'organisation, d'éducation et serviabilité démesurée.

En cet anniversaire, l'occasion n'est pas fortuite pour parler de l'œuvre colossale du Cheikh dont le besoin d'expansion de l'Islam aura conduit dans les quatre coins du monde et fait de lui un Ambassadeur considéré du Sénégal. Ce fait qui dépasse le cadre confrérique et même religieux honore tous les fils de notre pays et du continent africain.

Les principaux axes de sa mission qui ont marqué toute sa vie s'articulent autour de :

 sa science ésotérique d'initiation islamique qui défraya la chronique des années trente et lui attira des jalousies ;
 sa politique d'expansion de l'islam à travers le monde (Afrique, Asie, Amérique) ;
 l'efficacité de ses méthodes d'enseignement et la pérennité de ses institutions scolaires.

La Science Initiatique

Il s'agit là d'une méthode éducative ou plus exactement d'une voie menant directement à la connaissance divine, connue sous le terme de '' Tarbiya''. Cette science initiatique qui utilise le « Zikr » (incantation du nom d'Allah) est l'ultime voie de salut du croyant. Dieu n'a-t-il pas dit : « Cherchez à me connaître avant de m'obéir ? » et d'ajouter : « Souvenez-vous de moi, je me souviendrai de vous. »

S'il est vrai que la foi est une plante de serre qui doit être régulièrement entretenue, il est tout aussi patent qu'elle doit être solidement implantée.

Seulement tout dépend du maître, car des marabouts, il y en a toujours eu, mais les objectifs visés ainsi que les méthodes utilisées sont tributaires de la profondeur de leurs sciences, de leurs degrés de spiritualité et de la facilité d'accès à leurs enseignements.

C'est là, un des aspects de l'originalité des méthodes de Cheikh Ibrahima NIASS. Parler de l'œuvre du Maître revient à parler du maître lui même, de son aura, c'est à dire son rayonnement spirituel. L'histoire de Baye NIASS remonte bien avant sa naissance. Sa Vénérable mère, peu avant son apparution, vit en songe la lune qui descendit du ciel et disparut dans son corps. Elle en parlera au père, El Hadji Abdoulaye NIASS qui lui recommanda de garder le secret. Quelques mois après, le 17 octobre 1900, naquit le Cheikh. De Grands Saints firent des révélations sur la vie du jeune Ibrahima tandis que d'autres prédirent qu'il était chargé d'une mission prophétique. Parmi ces visionnaires, citons Waladul Hajj qui quitta sa Mauritanie natale sous la conduite d'une lumière divine, à la recherche du '' Qoutbou Zamane'' (Maître Elu de son temps). Celui ci, après de vaines recherches en Mauritanie descendit au Sénégal, précisément à Dakar mais la lumière divine le conduisit à Kaolack où après la visite de plusieurs familles religieuses il aboutit finalement à la maison de El Hadji Abdoulaye NIASS. C'est là, enfin qu'il trouva l'enfant prodige qui était encore en bas âge. Le Saint homme retourna en Mauritanie mais reviendra plus tard prendre contact avec El Hadji Ibrahima NIASS. C'est ainsi que prit forme les relations entre la famille du Cheikh et les '' Chérifs '' de ce pays.
En 1929, il fut proclamé Qoutbou Zamane. L'authenticité de sa pensée religieuse n'a jamais perdu de son essence car la flamme de son ordre confrérique a toujours été bien entretenu par ses ''Moukhadams'' (représentant)

Pionnier de l'Intégration Africaine

L'islam est une religion qui s'adresse à tous les peuples et à toutes les nations. Sa cible : tous les êtres de la planète sans distinction, son champ d'action tous les pays du monde. Du temps du Prophète (P.S.L) comme après sa disparition, l'islam a connu une expansion continue. Alors, propager le message divin devient donc un sacerdoce pour Sidi Barham. Baye NIASS comprit vite la mission qui lui revenait dans cette profession de foi. Il a toujours déclaré : « le Sénégal est très islamisé et bien servi dans le domaine de la formation religieuse et de l'enseignement coranique. Beaucoup de Dahras qui y existent et plusieurs saints y cohabitent. Notre devoir, c'est de porter la lumière vers les peuples qui vivent encore dans l'obscurantisme. »

La Gambie étant le pays le plus proche fut visitée la première. Les talibés de Cheikh Ibrahima constituent encore de nos jours la frange la plus représentative de la communauté musulmane de ce pays.

Le Mali, la Haute – Volta (Burkina Faso), le Niger, la Sierra Léone, le Ghana et le Nigeria suivirent. C'est dans ce dernier pays surtout que le miracle du Cheikh s'est accompli ; des milliers de fidèles en extase, se prosternaient pour rendre hommage au Maître à chaque fois qu'il foulait le sol de Lagos. Cette verve religieuse persiste toujours dans ce vaste pays. Des statistiques estiment à près de cent millions le nombre de disciples nigérians, membres de la confrérie du guide spirituel. Mais la percée de ce Grand Maître ne saurait s'arrêtait en si bon chemin. Le Maghreb et le Machrek furent aussi sur le tableau d'affiche. Baye NIASS fut vite reconnu et considéré par les dignitaires du monde arabe. Il eut tous les honneurs au Maroc, en Egypte, en Libye, en Arabie Saoudite, dans les Emirats du golfe pour ne citer que ceux – là.

Il effectua d'ailleurs un voyage en Chine où il séjourna pendant plusieurs mois et eut beaucoup d'adeptes. Les Etats Unis seront plus tard explorés par son petit-fils et Imam de la grande mosquée de Médina Baye (cité religieuse créée par le Cheikh ), Cheikh Hassane CISSE qui a converti beaucoup d'américains à la religion musulmane.

Rappelons aussi que Cheikh Ibrahima NIASS a reçu plusieurs honneurs aussi bien au Sénégal qu'à l'étranger. Il a participé à d'innombrables rencontres islamiques à travers le monde et n'a jamais eu de répit pour aller répondre à l'appel du monde musulman. Il était membre fondateur de l'Académie de Recherches Islamiques de l'Université 'Al Azar du Caire, de la Ligue Islamique Mondiale, de la première Organisation de la Conférence Islamique (dont le siége était au Pakistan où il accepta les fonctions de Vice-Président), du Conseil Supérieur des Affaires Islamiques au Caire, de l'Association de l'Union des Universités Islamiques dont le siége est à Fez. Il a été également l'invité d'honneur du premier congrès de l'O.C.I tenu en 1969 à Rabat. Il fut gratifié du titre de Docteur Honoris Causa de l'Université Islamique de Libye.

Enseignant et Formateur

L'importance que Cheikh Al Islam portait sur l'enseignement et l'éducation de la jeunesse se contaste de visu dès qu'on foule le sol de Médina Baye. L'apprentissage de la religion par l'enseignement du coran et le respect de la discipline occupe une place de choix chez le Saint Homme. Il a créé plusieurs écoles avec des programmes différents selon les matières à enseigner. C'était un vrai éducateur, un innovateur averti. Baye Niasse a su adapté l'enseignement traditionnel aux nouvelles exigences du monde moderne ; profitant ainsi des instruments et structures disponibles pour améliorer son travail. Il effectuera des périples dans plusieurs pays islamiques pour tisser des relations avec des responsables d'Instituts, d'Universités, et de Grandes Ecoles.

Pour le Cheikh, deux perspectives se dessinaient d'ores et déjà : construire un vrai centre d'enseignement et envoyer de jeunes étudiants poursuivre leurs études à l'étranger. C'est ainsi qu'il créa l'Institut El Hadji Abdoulaye NIASS inauguré en 1970 à Kaolack. Cette école devait remplacer les Dahras traditionnels pour la formation de diplômés en vue de leur intégration dans les structures étatiques tout en participant à l'expansion de l'Islam. Cheikh Ibrahima NIASS voulait en outre montrer à la génération naissante la meilleure façon de profiter des progrès technologiques sans monnayer sa foi. L'Institut El Hadji Abdoulaye NIASS a été reconnu par le Gouvernement Sénégalais en 1975 et par les Gouvernements de beaucoup de pays africains et arabes. Pour rapprocher davantage cette structure scolaire des fidèles éloignés, il fut décidé de créer des écoles annexes. C'est ainsi que plusieurs unités scolaires ont été mises en place dans certaines villes du Sénégal, du Ghana, du Nigeria, de la Sierra Léone, de la Mauritanie et de la Gambie

Parler de l'œuvre de Cheikh Al Islam, revient à évoquer l'histoire d'un saint homme dont les réalisations au cours de ses soixante quinze ans de vie terrestre dépassent l'entendement humain; un Maître qui aura sacrifié toute son énergie au service de l'Islam. Quel hommage mérité devrait-on donc rendre, à la mémoire de Baye NIASS , en ce jour d'anniversaire de sa naissance ? On ne saurait le dire ; seulement perpétuer son oeuvre.

# Posté le vendredi 22 septembre 2006 13:05

Commentaire de Habib ndao (envoi moi la photo sur mon yahoo c galsenboy01@yahoo.fr)

Expéditeur : Habib ndao
Rédigé le : Mardi 11 juillet 2006 à 17:26
Commentaire : CONTRIBUTION
La ziarra Du président KHADAFI A LA FAMILLE DE BAYE NIASS :
TOUT UN SYMBOLE.

Au moment oû le Chef de la Jamahiriya Arabe Libyenne effectue une ziarra aux fils de Cheikh Al Islam il est impérieux de rappeler à l`humanité toute entière l`énorme contribution de CHEIKH IBRAHIMA NIASS dans la propagation de la Sunna et dans l`épanouissement culturel et religieux des peuples d`Afrique, et de son fabuleux investissement dans le Panafricanisme des peuples.

Ce n`est pas un hasard si le Pr Kadhafi panafricaniste de conviction lance, au delà de la Ziarra, un appel aux peuples d'Afrique à partir d'un petit village nommé Médina Baye d'une dimension internationale fondé à l'âge de 30 ans !!! par Cheikh Ibrahim citoyen de l'univers qui très tôt à montrer à la face du monde, ses talents de diplomate chevronné et de leader achevé.
Le moment choisi est aussi plein de symbole. Cette visite effectuée à la veille du sommet de l'U.A n'est pas fortuite non plus.
Le lieu qui abrite le sommet constitue un autre symbole, la Gambie première conquête de Baye dans sa démarche panafricaniste ou il noua une amitié avec GARBA JAHUMPA Président de l'Assemblée Nationale de l'époque, un autre panafricaniste ami de feu KWAME KRUMAH ancien président de la Gold Coast(Ghana). Sir Jahumpa avait eu l`amabilité d`introduire NKRUMAH à Cheikh Islam. (Birds of same feather flow together)(2)

Cheikh Ibrahim fut parmi les membres fondateurs des organisations mondiales islamiques qui avaient pour objectif de tenir l`Islam en dehors des sphères politiques.Dans sa mission de défenseur de l`Islam, le Cheikh n`a jamais accepté que la religion soit détournée à des fins politiques. Nous regrettons son absence physique en ces moments tumultueux de l`histoire de l`humanité.
Cheikh Ibrahim, avait évité que le nom de l`Islam soit associé à des bains de sang Pendant les années sombres du règne de François Tombal Baye, Cheikh Ibrahim est parti en Haute Volta parler à la communauté musulmane et aux autorités temporelles de ce pays, ce qui a conduit à la concorde civile .
Cheikh Ibrahim fut pendant de longues années le Conseiller privilégié de plusieurs chefs d`Etats et rois, parmi lesquels Gamal ABDEL Nasser fervent défenseur du panarabisme.
Les Egyptiens des classes supérieures se demandent aujourd'hui encore si Gamal Abdel Nasser aurait réussi à mobiliser le monde arabe autour de sa cause, sans les prestigieux conseils du saint homme.
Les princes Wahhabites avaient, à l`époque, émis le vœu de déplacer la stèle appelée Makhama Ibrahim qui se trouve dans l`enceinte de la Kaaba, grâce à la détermination de Cheikh Ibrahim, les princes ont dû ajourner sine die leur décision après l`avoir écouté. .Tout son argumentaire était fondé sur les préceptes du Coran et de la Sunna.A la suite de ces rencontres, le roi Fayçal Ben Abdel Aziz d`Arabie prenait son avis avant toute décision relative aux réformes touchant les deux lieux saints de l`Islam.
Au cours d`une audience durant le mois de mai 2004, le Prince Abdallah d`Arabie a récemment rappelé à Cheikh Mamoune Niass (fils de Cheikh Ibrahim), l`apport du saint homme dans la propagation d`un Islam civilisé, ouvert aux mutations contemporaines qui tire sa source dans ce que le Prophète Mouhamad P.S.L a dit a ses compagnons(Hadith).
Le Président du Sénégal Me Abdoulaye Wade panafricanisme actif l'a aussi compris. Ainsi dans l'affaire Amina Lawal quand les Pr Bush et Chirac lui ont demandé d'intervenir, il a dépêché dare dare une délégation conduite par Mohamed Mahdi Niass un fils de Baye auprès du Général Obasanjo et des Oulémas Nigérians, ce qui a facilité l'acquittement de cette pauvre dame.
En fin théologien de l`Islam, Baye a su expliquer à des gens venus d`horizons divers, l`exégèse du coran et la quintessence de la Sunna. Durant ses nombreux voyages à l`étranger Cheikh Ibrahim a eu à croiser le fer avec les plus grands Oulémas sur l`interprétation de certaines dispositions du livre saint en adéquation avec la Sunna, ce qui a conduit ces oulémas à faire allégeance et à renouveler leur Wird auprès du Patriarche.
Ce fut un des nombreux succès diplomatiques pour le Sénégal pour ne pas dire l`Afrique noire et plus particulièrement pour l`Ecole Niassene qui est une branche de la Tarika Tidiani.


Un autre domaine dans lequel il est important de souligner la réussite de Cheikh Ibrahim c`est sur le plan pédagogique. Les théoriciens du management moderne nous enseignent que # You are a Leader unless you train leaders better than yourself # (3) ou plus succinctement #Leaders grow leaders# .C`est le cas de Cheikh Ibrahim avec ses Moukhadams à travers le monde. Ils ont reçu du Cheikh la meilleure formation sur le plan ésotérique. A titre posthume, ces Moukhadams lui ont fait l`honneur de transférer ce savoir sans réserve aux nouvelles générations en ouvrant des écoles dans de multiples langues, en gratifiant des cours d`exégèse du coran, de la sunna et des vertus du soufisme.
Le mérite du Saint Homme réside dans le fait qu`il a entamé sa mission en un moment ou voyager n`était pas chose aisée, notre continent était sous domination coloniale, le téléphone portable n`existait pas, l`ordinateur n`était pas encore inventé, et le monde était à la veille de la seconde guerre mondiale.
Un éminent diplomate sénégalais disait de Cheikh Ibrahim qu`il a réussi là oû les hommes politiques ont échoué c`est d`avoir concrétisé l`Unité Africaine .Aujourd'hui, il est facile de rencontrer ses disciples de Dakar à Mogadiscio, du Cap au Caire.
Que la terre de Médine vous soit légère PAPA.



Habib ndao
hndao@moneygram.com

(1) homme béni de Dieu
(2) tout ce qui se ressemble s'assemble très vite.
(3) Un bon leader c`est celui qui a forme des leaders
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# Posté le mardi 11 juillet 2006 15:37

Modifié le mercredi 18 octobre 2006 05:50